Si tous les acteurs du secteur de la pêche semblent s’accorder sur la nécessité de mettre fin aux rejets, la méthode n’est pas encore bien définie. C’est la raison pour laquelle une session de travail informelle fut organisée le 1er mars dernier entre des représentants de la Commission, du Parlement européen et des Etats-membres.
Les rejets comprennent les poissons juvéniles non commercialisables, les poissons dont le quota a été atteint et les prises accessoires. Comme le souligne la commissaire européenne à la Pêche, Maria Damanaki, ce type de pratique n’est pas éthique car il constitue “un gaspillage des ressources naturelles comme des efforts des pêcheurs”.
La réunion de travail qui vient de s’achever a permis d’y voir plus clair dans les solutions envisageables, en identifiant celles que le Parlement et le Conseil (Etats-membres) refuseraient catégoriquement. Pour la commissaire grecque, l’idéal serait d’adopter une approche graduelle, en commençant par les anchois, les maquereaux et les thons rouges, avant de passer aux poissons des grands fonds. Autre piste envisagée, celle de déduire les rejets des quotas alloués aux pêcheurs afin d’inciter les pêcheurs à recourir à des engins de pêche plus sélectifs.
Pour Alain Cadec, vice-président français de la commission de la pêche au sein du Parlement européen, “le problème doit être traité sur le moyen terme en relation étroite avec les pêcheurs et les scientifiques”.
